Jam sauvage / Périgueux /

Un terrain vague, une friche de centre commercial à l'abandon. Deux mecs, une idée simple : monter une jam à l'ancienne, DIY, sans dossier de subvention ni autorisation en dix exemplaires.

Et puis les Gilets Jaunes débarquent. Ils avaient posé leur QG là, sur ce même terrain. Au lieu de se regarder en chiens de faïence, ça a matché. Peinture, logistique, coups de main — sans eux, la jam n'aurait probablement jamais tenu debout.

Périgueux qui accueille une jam sauvage, c'était pas gagné. Dans les bureaux, on devait se demander qui allait débarquer sur la ville. Réponse : des writers de Nantes, Paris, Saint-Étienne, Montpellier, Toulouse, le Puy-en-Velay. Des crews qui se croisent d'habitude sur les réseaux ou sur d'autres murs, réunis le temps d'un week-end sur un bout de bitume périgourdin.

150 litres de peinture de récup, des potes qui sortent les rouleaux, du son assuré par les collectifs locaux. Pas de com', pas de sponsor. Juste l'envie de peindre, ensemble, sur un terrain que tout le monde avait oublié.

DRIPS en a fait un article. Le genre de reconnaissance qui compte, dans ce milieu-là.

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Bergerac, quartier de La Catte, 2021. Une semaine pour peindre le vivre-ensemble.